| Ligue 1: Marseille, l'automne tourne mal |
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MARSEILLE (AFP) - Cette fois, Marseille est vraiment en retard: battu à domicile dimanche par Monaco (1-2) lors de la 8e journée de L1, l'OM version Didier Deschamps a offert le visage d'une équipe sans âme ni direction, à des années-lumière d'un prétendant au titre.
"Je sais que ce ne sera pas un long fleuve tranquille", affirmait le coach marseillais avant la rencontre. Manière d'expliquer que la reconstruction d'une équipe requérait patience et qu'il n'allait pas être épargné par les turbulences. Deschamps ne croyait pas si bien dire... L'indigente prestation livrée dimanche pendant toute une mi-temps (0-2 à la pause), saluée d'une sacrée bordée de sifflets du Vélodrome, a montré que la tâche, sa tâche, était encore bien ardue. Pendant ce temps-là, Lyon a repris son rythme de champion: l'OM est déjà relégué à 6 points. Ce qui a surtout marqué les esprits dimanche, c'est l'impuissance marseillaise à offrir du jeu. Frappé du syndrome de l'irrégularité, l'OM avait pourtant fait belle figure 60 minutes durant à Madrid 4 jours plus tôt. Mais combien d'enchaînements dignes de ce nom le Vélodrome a-t-il vu en première mi-temps dimanche? Trois ou quatre peut-être, comme un redoublement Ben Arfa-Lucho à la 17e minute. La fatigue madrilène ne peut tout expliquer. courant alternatifLa vedette argentine, plus gros transfert de l'histoire du club (18 M EUR + 6 M EUR de bonus) est au coeur du débat. Multipliant les pertes de balles, souvent trop lent dans ses transmissions - alors qu'il a été recruté pour sa vista et sa capacité à démarquer ses partenaires - l'international n'est pas aujourd'hui au niveau attendu. Sa prestation contre Montpellier avait pourtant nourri les espoirs. Son ami et ex-coéquipier de Porto, Lisandro Lopez, lui, flambe avec Lyon... A sa décharge, Lucho est encore considéré en phase de reprise. Son premier match officiel ne remonte qu'au 12 septembre au Mans, après 6 semaines d'arrêt en raison d'une fracture de la clavicule et une saison 2008-2009 interrompu mi-avril pour une blessure au ménisque. N'aurait-il pas été plus sage de le ménager dans son retour à la compétition, au rythme d'un match tous les trois jours (avec la Ligue des champions), alors que la récupération est essentielle dans ces cas-là? Deschamps en a décidé autrement. Si l'accélérateur du jeu fonctionne en courant alternatif, l'OM ne peut en tout cas espérer flamber. Deschamps en 1re ligneAu vu de son pedigree, le Vélodrome attend aussi plus de Fernando Morientes. L'ex-international espagnol a joué son plus mauvais match dimanche, pesant rarement sur la défense monégasque. Deschamps savait les risques courus en recrutant un joueur de 33 ans sortant d'une saison très moyenne à Valence. Il n'a pour l'heure pas levé les doutes sur ses capacités physiques, malgré un comportement irréprochable. Que dire encore de la défense centrale Heinze-Diawara, de nouveau guère rassurante, prise de vitesse et oublieuse à maintes reprises de l'essentiel du métier: le marquage et la couverture? A biens des égards, l'OM ressemble donc encore à un chantier. Deschamps en est l'architecte en chef, assisté de son adjoint Guy Stephan et du directeur sportif José Anigo avec lequel les relations sont aujourd'hui nettement plus constructives qu'à sa prise de fonction. Deschamps est d'autant plus en première ligne qu'il sait que son président Jean-Claude Dassier jouera moins le rôle "d'amortisseur médiatique" que son prédécesseur Pape Diouf, dont la complicité avec l'ex-coach Eric Gerets et le staff, à laquelle participait aussi l'ancien secrétaire général Julien Fournier, était plus forte. Set as favorite Bookmark
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